L’un des premiers problèmes qui tirent les ménages de leur gueule de bois après les fêtes, c’est la pénurie de combustible, notamment le gaz. Lorsqu’on a frit autant de viandes et fait bouillir à longueur de journées des marmites, les réserves s’évaporent comme neige au soleil. Et quand on a la chance d’avoir encore quelques biftons pour s’approvisionner, on se bute à ce problème qui commence à être trop récurrent: l’indisponibilité du gaz. Il faut vraiment parler d’indisponibilité plutôt que de pénurie, puisque, au niveau de la Sonabhy, la ressource abonde. Elle vient d’ailleurs d’investir de grosses sommes pour stocker le butane et ravitailler les grossistes.
Les scènes de bonnes de maison portant une bouteille sur la tête et sillonnant les rues sont devenues quotidiennes; certaines mères de familles sont mêmes obligées d’abandonner leur poste de travail pour rechercher, à travers quartiers et secteurs, le combustible. Le problème semblerait résider dans l’interchangeabilité. Parce que, lorsque le distributeur dont on a la bouteille n’a pas la ressource, le plus souvent elle existe chez le concurrent d’en face. Pour éviter ce calvaire aux ménages, l’Etat doit courageusement prendre ses responsabilités pour rendre à nouveau possible l’interchangeabilité des marques. Il ne peut pas fournir tant d’efforts pour subventionner la ressource au bénéfice du consommateur et le laisser à la merci de certains distributeurs défaillants. L’intérêt général doit primer. Il y a des compétences dans la distribution du gaz qui tentent de s’installer mais à qui on ne facilite pas la tâche. Soit. Mais pense-t-on aux générations futures? Certains experts disent qu’il ne reste plus que 8% de forêts (on devrait dire brousses) au Faso…
Hidogo